mardi 22 septembre 2009
Aimer
To love someone is to learn the song that is in their heart and when they have forgotten, to sing it to them...
J'adore! Je viens de lire cela sur le site de Joan Minor.
mardi 4 août 2009
liberté de vivre
Je viens de visionner quelques videos de spectacles qui m'ont émus - Bocelli à ses débuts, les Jackson five et Michael Jackson ces dernières années. Ces voix qui sortent de leurs tripes, cette énergie pure, vraie, vulnérable et puissante ... et puis je me suis demandé pourquoi ça me faisait pleurer; pourquoi ça me touchait autant? Quand j'étais enfant, je participais à des concerts, je donnais des auditions de violon. Au delà du trac, je me sentais souvent sur un nuage - surtout quand je jouais seul. Comme si je donnais quelque chose de moi. et en voyant ces deux personnages, je sentais leur plaisir à donner quelque chose d'eux-même.
La grande différence est probablement que j'ai toujours refusé de travailler. Peut-être aussi le talent mais surtout c'est une peine pour moi de travailler. Pourtant ce serait juste une paroi à passer; comme une bulle de savon, pas plus résistant que ça, la frontière entre moi et les saveurs que je pourrais goûter après un peu de travail. Je me demandais si c'était parce que je considérais les dons comme étant des choses qu'on ne travaille pas; ou bien si c'est parce qu'on a refusé que je fasse à la fois me études de violon et mes études scolaires que j'ai finalement refusé de travailler quelque matière que ce soit à fond. Quelles heures ai-je passé à révasser dans ma chambre, à laisser passer le temps dans le métro et ailleurs au lieu de penser, réfléchir, lire et m'instruire, rencontrer d'autres gens... Pourquoi? J'ai l'impression d'un gachis.
Maintenant que je suis adulte, pourquoi est-ce que je refuse de me donner les moyens d'aller au fond des choses, ou même de me faire simplement plaisir! Qui/Qu'est-ce que j'attends? Pourquoi ne pas remettre en état ce corps qui ne demande qu'à savourer les plaisirs et à m'en donner à n'en plus soif ... ou peut-être pas. Besoin que quelqu'un m'accompagne? Besoin de la bénédiction parentale? Besoin de garder ce corps qui me fait mal pour me souvenir que je dois rester médiocre, ou que je ne suis que poussière? ou que je suis encore loin de mes ambitions? Pourquoi ne pas guérir ce corps, comme si je devais souffrir comme portant un cilice et me souvenir que le chemin est long.
Le problème est que je n'ai jamais aimé l'ordre établi et que je n'aime pas qu'on m'impose des choses. Tout comme je n'aime pas faire du sport imposé, ou des figures de danse imposées, ou jouer des morceaux imposées où je ne peux pas m'exprimer, je n'aime pas qu'on m'impose une souffrance ou un voie à suivre.
Je n'aime pas travailler parce que mon père me demandait de travailler sans savoir ce qu'il y avait à faire, sans me permettre de vivre mes propres expériences en dehors des livres. Je m'en sors pas trop mal, mais tout de même, c'est pénible de jongler tout le temps. et puis quand on survole, on ne goute à rien vraiment, on ne fait que passer, on se fait baloter par les gens et les événements. Où est passé la contemplation? Je trouve que la vie n'est pas simple. et puis je n'arrive pas à accepter d'aller même sur les chemins que je me donne! J'aimerais tant pouvoir séduire! même un arbre!!! De goûter à l'amour que quelqu'un me donnerait pour ce que je lui aurais donné et pas pour ce qu'elle voudrait me prendre. Aurais-je peur que la séduction soit écoeurante? sale? médiocre? que je n'arrive jamais à me contenter de la beauté de la personne qui me donnerait un peu d'amour? Aurais-je peur de gacher le travaille par mon jugement?
Je vais me coucher. J'écris mal et j'ai mal.
Merde
La grande différence est probablement que j'ai toujours refusé de travailler. Peut-être aussi le talent mais surtout c'est une peine pour moi de travailler. Pourtant ce serait juste une paroi à passer; comme une bulle de savon, pas plus résistant que ça, la frontière entre moi et les saveurs que je pourrais goûter après un peu de travail. Je me demandais si c'était parce que je considérais les dons comme étant des choses qu'on ne travaille pas; ou bien si c'est parce qu'on a refusé que je fasse à la fois me études de violon et mes études scolaires que j'ai finalement refusé de travailler quelque matière que ce soit à fond. Quelles heures ai-je passé à révasser dans ma chambre, à laisser passer le temps dans le métro et ailleurs au lieu de penser, réfléchir, lire et m'instruire, rencontrer d'autres gens... Pourquoi? J'ai l'impression d'un gachis.
Maintenant que je suis adulte, pourquoi est-ce que je refuse de me donner les moyens d'aller au fond des choses, ou même de me faire simplement plaisir! Qui/Qu'est-ce que j'attends? Pourquoi ne pas remettre en état ce corps qui ne demande qu'à savourer les plaisirs et à m'en donner à n'en plus soif ... ou peut-être pas. Besoin que quelqu'un m'accompagne? Besoin de la bénédiction parentale? Besoin de garder ce corps qui me fait mal pour me souvenir que je dois rester médiocre, ou que je ne suis que poussière? ou que je suis encore loin de mes ambitions? Pourquoi ne pas guérir ce corps, comme si je devais souffrir comme portant un cilice et me souvenir que le chemin est long.
Le problème est que je n'ai jamais aimé l'ordre établi et que je n'aime pas qu'on m'impose des choses. Tout comme je n'aime pas faire du sport imposé, ou des figures de danse imposées, ou jouer des morceaux imposées où je ne peux pas m'exprimer, je n'aime pas qu'on m'impose une souffrance ou un voie à suivre.
Je n'aime pas travailler parce que mon père me demandait de travailler sans savoir ce qu'il y avait à faire, sans me permettre de vivre mes propres expériences en dehors des livres. Je m'en sors pas trop mal, mais tout de même, c'est pénible de jongler tout le temps. et puis quand on survole, on ne goute à rien vraiment, on ne fait que passer, on se fait baloter par les gens et les événements. Où est passé la contemplation? Je trouve que la vie n'est pas simple. et puis je n'arrive pas à accepter d'aller même sur les chemins que je me donne! J'aimerais tant pouvoir séduire! même un arbre!!! De goûter à l'amour que quelqu'un me donnerait pour ce que je lui aurais donné et pas pour ce qu'elle voudrait me prendre. Aurais-je peur que la séduction soit écoeurante? sale? médiocre? que je n'arrive jamais à me contenter de la beauté de la personne qui me donnerait un peu d'amour? Aurais-je peur de gacher le travaille par mon jugement?
Je vais me coucher. J'écris mal et j'ai mal.
Merde
lundi 12 février 2007
Dans le metro aujourd'hui
Je ne sais pourquoi, certaines voix ont ce don de vous accrocher à elles. On a beau se concentrer, respirer profondément, se relaxer, elles vous prennent l'oreille et ne vous lachent plus. Ou plutôt si, elles vous lachent dès qu'elles s'éteignent et vous reprennent dès qu'elles réapparaissent. L'oreille, la tête, toute votre attention.
Je n'ai pas senti d'égotisme particulier ou de volonté particulière que les autres l'écoutent. Son compagnon semblait lui suffir. Mais impossible de me concentrer sur cette phrase. Je l'ai lue cinq fois et au final avec un doigt sur chaque mot comme un enfant apprenant à lire... péniblement.
Une fois que j'ai fini ma phrase, évidemment la dernière de l'article, le cher ange se tait!!! Plus rien à dire...
Le comble! quand je me lève pour sortir, elle se met à ma place, face à son compagnon, et elle lui parle tout bas, à peine perceptible, un murmure.
Elle n'était pourtant pas difficile cette phrase: "En nous rappelant qu'il sut rester un redoutable caricaturiste, dans un pays qui n'aime guère plaisanter."
Je n'ai pas senti d'égotisme particulier ou de volonté particulière que les autres l'écoutent. Son compagnon semblait lui suffir. Mais impossible de me concentrer sur cette phrase. Je l'ai lue cinq fois et au final avec un doigt sur chaque mot comme un enfant apprenant à lire... péniblement.
Une fois que j'ai fini ma phrase, évidemment la dernière de l'article, le cher ange se tait!!! Plus rien à dire...
Le comble! quand je me lève pour sortir, elle se met à ma place, face à son compagnon, et elle lui parle tout bas, à peine perceptible, un murmure.
Elle n'était pourtant pas difficile cette phrase: "En nous rappelant qu'il sut rester un redoutable caricaturiste, dans un pays qui n'aime guère plaisanter."
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